بِسْمِ ٱللَّٰهِVoici la taille de lecture choisie.
Thème
Hadiths rapportés par ‘Aïcha
عائشة
Voici les hadiths authentiques de Hadith Facile rapportés par ‘Aïcha (qu’Allah l’agrée), en arabe et en français, avec la source de chacun. Ils sont rassemblés d’après le nom du rapporteur indiqué au début du texte français.
عن عائشة أم المؤمنين رضى الله عنها أن الحارث بن هشام رضى الله عنه سأل رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال يا رسول الله كيف يأتيك الوحى فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم « أحيانا يأتيني مثل صلصلة الجرس وهو أشده على فيفصم عني وقد وعيت عنه ما قال، وأحيانا يتمثل لي الملك رجلا فيكلمني فأعي ما يقول ». قالت عائشة رضى الله عنها ولقد رأيته ينزل عليه الوحى في اليوم الشديد البرد، فيفصم عنه وإن جبينه ليتفصد عرقا..
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢ )
D’après ‘Aïcha, la mère des Croyants, El-Harits-ben-Hichâm avait interrogé le Messager (ﷺ) :« Ô Messager d’Allah (ﷺ), comment te vient la Révélation ? », celui-ci répondit : « A certains moments, elle m’arrive pareille au tintement d’une clochette, et c’est pour moi la plus pénible. Puis la Révélation s’interrompt, et alors seulement je saisis ce que l’ange m’a transmis. D’autres fois, l’ange se montre à moi sous une forme humaine, il me parle et je retiens ce qu’il m’a dit.»
‘Aïcha ajoute: « Certains jours que le froid était très vif, je vis le Prophète recevoir la Révélation ; au moment où elle cessait, le front du Prophète ruisselait de sueur.»
عن عائشة أم المؤمنين، أنها قالت أول ما بدئ به رسول الله صلى الله عليه وسلم من الوحى الرؤيا الصالحة في النوم، فكان لا يرى رؤيا إلا جاءت مثل فلق الصبح، ثم حبب إليه الخلاء، وكان يخلو بغار حراء فيتحنث فيه وهو التعبد الليالي ذوات العدد قبل أن ينزع إلى أهله، ويتزود لذلك، ثم يرجع إلى خديجة، فيتزود لمثلها، حتى جاءه الحق وهو في غار حراء، فجاءه الملك فقال اقرأ. قال » ما أنا بقارئ ». قال » فأخذني فغطني حتى بلغ مني الجهد، ثم أرسلني فقال اقرأ. قلت ما أنا بقارئ. فأخذني فغطني الثانية حتى بلغ مني الجهد، ثم أرسلني فقال اقرأ. فقلت ما أنا بقارئ. فأخذني فغطني الثالثة، ثم أرسلني فقال {اقرأ باسم ربك الذي خلق * خلق الإنسان من علق * اقرأ وربك الأكرم} ». فرجع بها رسول الله صلى الله عليه وسلم يرجف فؤاده، فدخل على خديجة بنت خويلد رضى الله عنها فقال » زملوني زملوني ». فزملوه حتى ذهب عنه الروع، فقال لخديجة وأخبرها الخبر » لقد خشيت على نفسي ». فقالت خديجة كلا والله ما يخزيك الله أبدا، إنك لتصل الرحم، وتحمل الكل، وتكسب المعدوم، وتقري الضيف، وتعين على نوائب الحق. فانطلقت به خديجة حتى أتت به ورقة بن نوفل بن أسد بن عبد العزى ابن عم خديجة وكان امرأ تنصر في الجاهلية، وكان يكتب الكتاب العبراني، فيكتب من الإنجيل بالعبرانية ما شاء الله أن يكتب، وكان شيخا كبيرا قد عمي فقالت له خديجة يا ابن عم اسمع من ابن أخيك. فقال له ورقة يا ابن أخي ماذا ترى فأخبره رسول الله صلى الله عليه وسلم خبر ما رأى. فقال له ورقة هذا الناموس الذي نزل الله على موسى صلى الله عليه وسلم يا ليتني فيها جذعا، ليتني أكون حيا إذ يخرجك قومك. فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم » أومخرجي هم ». قال نعم، لم يأت رجل قط بمثل ما جئت به إلا عودي، وإن يدركني يومك أنصرك نصرا مؤزرا. ثم لم ينشب ورقة أن توفي وفتر الوحى.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣ )
D’après ‘Aïcha (رضى الله عنهما), la mère des Croyants, a dit :« La Révélation débuta chez le Prophète (ﷺ) par de pieuses visions qu’il avait pendant son sommeil. Pas une seule de ces visions ne lui apparut sinon avec une clarté semblable à celle de l’aurore. Plus tard, il se prit à aimer la retraite. Il se retira alors dans la caverne de Hirâ, où il se livra au tahannouts, c’est-à-dire à la pratique d’actes d’adoration durant un certain nombre de nuits consécutives, sans qu’il revînt chez lui ; aussi se munissait-il à cet effet de provisions de bouche.
Ensuite il revenait vers Khadîja et prenait les provisions nécessaires pour une nouvelle retraite. Cela dura jusqu’à ce que la Vérité lui fut enfin apportée dans cette caverne de Hirâ.
« L’ange vint alors le trouver et lui dit :
-«Lis.»
-«Je ne sais pas lire.» Il se saisit de moi, dit il (Muhammad (ﷺ)) et me serra péniblement contre lui puis il me relâcha et dit:
-«Lis.»
-«Je ne sais pas lire.» Il se saisit de moi, dit il (Muhammad(ﷺ)) et me serra péniblement contre lui puis il me relâcha et dit: «Lis.»
-«Je ne sais pas lire.» Il se saisit de moi pour la troisième fois , dit il (Muhammad(ﷺ)) et me serra péniblement contre lui puis il me relâcha et dit:
« Lis : au nom de ton Seigneur qui a créé. — Il a créé « l’homme de sang coagulé. — Lis : et ton Seigneur est le très « généreux »
[Sourate 96, Al ‘Alaq 1 – 3]
{اقْرَأْ بِاسْمِ رَبِّكَ الَّذِي خَلَقَ * خَلَقَ الإِنْسَانَ مِنْ عَلَقٍ * اقْرَأْ وَرَبُّكَ الأَكْرَمُ}
« En possession de ces versets, le coeur tout palpitant, le Prophète (ﷺ) rentra chez Khadîdja-bent-Khowaïlid et s’écria : « Enveloppez-moi ! « Enveloppez-moi ! » On s’empressa de le tenir enveloppé jusqu’au moment où son effroi fut dissipé.
Alors, s’adressant à Khadîdja, il la mit au courant de ce qui s’était passé, puis il ajouta : « Ah ! j’ai cru que j’en mourrais !
— Non pas ! répondit Khadîdja. Certes jamais Allah ne t’infligera d’affronts ; car tu es uni avec tes proches, tu soutiens les faibles, tu donnes à ceux qui n’ont rien, tu héberges les hôtes et tu secours les victimes des vicissitudes du droit. »
« Ensuite Khadîdja emmena Mohamed chez Waraqa-ben-Naufal-ben-Asad-ben-‘Abd-el-‘Ozza.
Cet homme, qui était le cousin paternel de Khadîdja, avait embrassé le christianisme aux temps antéislamiques. Il savait tracer les caractères hébraïques, et avait copié en hébreu toute la partie de l’Evangile qu’Allah avait voulu qu’il transcrivit.
A cette époque il était âgé et était devenu aveugle : « Ô mon cousin, lui dit Khadîdja, écoute ce que va te dire le fils de ton frère.
— Ô fils de mon frère, répondit Waraqa, de quoi s’agit-il ? »
Le Prophète (ﷺ) raconta alors ce qu’il avait vu.
« Cet ange, dit Waraqa, c’est le Confident qu’Allah a envoyé autrefois à Moïse. Plût à Allah que je fusse jeune en ce moment ! Ah ! que je voudrais être encore vivant à l’époque où tes concitoyens te banniront !
—Ils me chasseront donc, s’écria le Prophète (ﷺ) ?
— Oui, reprit Waraqa. Jamais un homme n’a apporté ce que tu apportes sans être persécuté ! Si je vis encore ce jour-là, je t’aiderai de toutes mes forces. »
Après cela Waraqa ne tarda pas à mourir, et la Révélation fut interrompue. »
Parlant de cette interruption, Djâbir-ben-‘Abdellah-El-Ansari rapporte la tradition suivante : « Tandis que je marchais, dit le Prophète, (ﷺ) j’entendis une voix qui venait du ciel. Levant alors les yeux, j’aperçus l’ange qui était venu me trouver à Hirâ ; il était assis sur un trône entre le ciel et la terre. Effrayé à cette vue, je rentrai chez moi en criant :
« Enveloppez-moi ! enveloppez-moi ! »
Alors Allah me révéla ces versets :
« Ô toi qui es enveloppé, lève-toi et menace du châtiment »
(sourate 74, Al-Muddaththir versets 1 et 2)
(بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَٰنِ الرَّحِيمِ يَا أَيُّهَا الْمُدَّثِّرُ * قُمْ فَأَنْذِرْ)
et continua jusqu’à ces mots : « Et l’idolâtrie, fuis-là » (sourate 74, Al-Muddaththir verset 5).
(وَالرُّجْزَ فَاهْجُرْ)
Après cela la Révélation reprit avec ardeur et continua sans interruption. »
(Rapporté par Boukhary dans son Sahih n°3)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
Regardez dès maintenant la magnifique récitation de la sourate 96 Al ‘Alaq en vidéo psalmodié avec des sous-titres en français
عن عائشة، قالت جاءت فاطمة ابنة أبي حبيش إلى النبي صلى الله عليه وسلم فقالت يا رسول الله إني امرأة أستحاض فلا أطهر، أفأدع الصلاة فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم » لا، إنما ذلك عرق، وليس بحيض، فإذا أقبلت حيضتك فدعي الصلاة، وإذا أدبرت فاغسلي عنك الدم ثم صلي ». قال وقال أبي » ثم توضئي لكل صلاة، حتى يجيء ذلك الوقت ».
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۲۸)
D’après ‘Aïcha, Fatima bint Abi Houbaych interrogea le Prophète (ﷺ) et lui dit:« Ô Messager d’Allah (ﷺ)! je suis une femme dont Ie sang menstruel ne cesse point, je ne suis jamais en état de pureté, Dois-je laisser la prière? »
« Non, lui dit le Messager d’Allah (ﷺ), ce sang vient d’une veine (métrorragies), il n’a rien à voir avec les menstrues. [Donc], lorsque tes menstrues arrivent, tu laisseras la prière; mais une fois [leur période habituelle] terminée, tu laveras le sang, après quoi, tu prieras! »
[Hichâm (L’un des Narrateurs du Hadith)]: Et mon père de rapporter (le Prophète (ﷺ) lui a dit): après quoi, tu feras des ablutions mineures pour chaque prière jusqu’à ce que revienne ledit moment.»
عن عائشة رضي الله عنها أن النبي صلى الله عليه وسلم كان يتكئ في حجري وأنا حائض ثم يقرأ القرآن
(رواه البخاري في صحيحه)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) s’appuyait sur mon torse alors que j’avais mes menstrues puis il récitait le Coran. (*)
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°297)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
Et aussi rapporté dans un autre hadith:
Autre hadith cité
D’après Maymouna (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) rentrait auprès de l’une d’entre nous alors qu’elle avait ses menstrues.
Alors il posait sa tête sur son torse et récitait le Coran alors qu’elle avait ses menstrues. (*)
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°26810 et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction du Mousnad)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
*
Ces deux hadiths montrent que la présence des menstrues a un effet à propos de l’interdiction de la récitation du Coran. En effet, le fait que ‘Aicha et Maymouna (qu’Allah les agrée toutes les deux) mentionnent cette information n’aurait aucun intérêt s’il n’était pas connu de celui qui l’entend que la récitation pour la femme en menstrue n’est pas permise.
(Voir Fath Al Bari de l’imam Ibn Rajab vol 1 p 430 et Ta’sis Al Ahkam de Cheikh Najmi vol 1 p 65)
عن عائشة رضي الله عنها قالت : قالت فاطمة بنت أبي حبيش رضي الله عنها لرسول الله صلى الله عليه وسلم : يا رسول الله ! إني لا أطهر أفأدع الصلاة
فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إنما ذلك عرق وليس بالحيضة فإذا أقبلت الحيضة فاتركي الصلاة فإذا ذهب قدرها فاغسلي عنك الدم وصلي
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٠٦)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Fatima Bint Abi Houbaych (qu’Allah l’agrée) a dit au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) : Ô Messager d’Allah ! Certes je ne suis jamais pure (1), dois-je délaisser la prière ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Cela ne provient que d’une veine et n’est pas une menstruation.
Au moment de la menstruation alors délaisse la prière et lorsque la durée des menstrues est passée alors lave le sang sur toi et prie (2) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°303)
Comprendre ce hadith2 points d’explication · lecture 2 min
1
C’est à dire qu’elle avait toujours un saignement vaginal.
2
Ce hadith montre que la récitation du Coran est permise pour la femme en istihada.
En effet, le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a ordonné à Fatima Bint Abi Houbaych (qu’Allah l’agrée) d’accomplir la prière une fois que la durée de ses menstrues est passée or il y a dans la prière une récitation du Coran.
(Al Ahkam Al Fiqhiya Al Khassa Bil Quran p 50)
Il est permis à la femme qui est touchée par l’istihada de lire le Coran
L’istihada désigne un saignement vaginal qui touche la femme en dehors des périodes de menstrues.
Cet écoulement sanguin provient d’une veine et pas du système reproducteur.
Ainsi, la femme qui est en période d’istihada a le même jugement que les femmes pures.
Elle doit prier et jeûner et peut avoir des rapports sexuels avec son époux.
Les savants des quatre écoles juridiques ont mentionné le fait qu’il est permis à la femme qui est touchée par l’isithada de réciter le Coran et de toucher le moushaf si elle fait les ablutions.
(Voir Moukhtasar At Tahawi p 22, Al Kafi Fi Fiqh Ahl Al Medina p 189, Rawdatou At Talibin vol 1 p 137, Masail Al Imam Ahmed Bi Riwaya Ibn Hani p 30)
عن عائشة رضي الله عنها قالت كان النبي صلى الله عليه وسلم يقول في ركوعه وسجوده
» سبحانك اللهم ربنا وبحمدك اللهم اغفر لي »
(صحيح البخاري، حديث رقم ٧٩٤)
D’après ‘Â’isha رضي الله عنها :
Le Prophète صلى الله عليه وسلم disait, dans son inclinaison (roukû‘) et sa prosternation (soujoud) :« Subhânaka Allâhumma Rabbana wa bihamdika, Allâhumma-ghfir li »
(« Gloire et pureté à Toi, ô Allah notre Seigneur, et par Ta louange ! Ô Allah, pardonne-moi. »)
(Sahih al-Bukhari, Hadith numéro 794)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
Une invocation concise et complète : Cette formule réunit la glorification d’Allah عز وجل (tasbîh), la louange (hamd), et la demande de pardon (istighfâr). Elle enseigne que le croyant doit combiner reconnaissance et humilité devant son Seigneur.
Dans le roukû‘ et le soujoud : Le Prophète صلى الله عليه وسلم répétait cette invocation dans les deux positions les plus marquées par l’humilité, renforçant ainsi la soumission totale du serviteur à Allah عز وجل.
عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ دَخَلَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ أَبِي بَكْرٍ، وَمَعَهُ سِوَاكٌ يَسْتَنُّ بِهِ، فَنَظَرَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ لَهُ أَعْطِنِي هَذَا السِّوَاكَ يَا عَبْدَ الرَّحْمَنِ. فَأَعْطَانِيهِ فَقَصَمْتُهُ ثُمَّ مَضَغْتُهُ، فَأَعْطَيْتُهُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَاسْتَنَّ بِهِ وَهْوَ مُسْتَسْنِدٌ إِلَى صَدْرِي.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۸۹۰)
D’après ‘Aisha (رضى الله عنها) dit:« Une fois (1), ‘Abd-ar-Rahmân ben Abu Bakr entra en se frottant les dents. Le Messager d’Allah (ﷺ) le regarda; et moi de lui dire: « Donne-moi ce Siwak ! Ô ‘Abd-ar-Rahmân! « En effet, il me le donna et moi de le fendre et de le mâchonner. Je le donnai ensuite au Messager d’Allah (ﷺ) qui se cura les dents tout en étant appuyé sur ma poitrine.»
عن عائشة رضي الله عنها قالت : دخل أبو بكر رضي الله عنه وعندي جاريتان من جواري الأنصار تغنيان بما تقاولت الأنصار يوم بعاث وليستا بمغنيتين
فقال أبو بكر رضي الله عنه : أمزامير الشيطان في بيت رسول الله صلى الله عليه وسلم ؟
وذلك في يوم عيد فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : يا أبا بكر ! إن لكل قوم عيدا وهذا عيدنا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٩٥٢)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) est rentré chez moi alors qu’il y avait auprès de moi deux petites filles médinoises qui chantaient des chants sur ce qu’il s’était passé pour les Ansars (1) le jour de Bou’ath (2).
Elles n’étaient pas des chanteuses.
Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) a dit: Les instruments du diable dans la maison du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui)? Et cela un jour de ‘id ! (3)
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ô Abou Bakr! Certes chaque peuple a un ‘id et ceci est notre ‘id (4) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°952)
Comprendre ce hadith4 points d’explication · lecture 2 min
1
Ce sont les gens qui sont originaires de Médine.
2
C’est une bataille qui avait eu lieu entre les deux tribus de Médine avant l’Islam.
3
C’est à dire que ceci s’est passé le jour du ‘id al fitr ou du ‘id al adha.
4
L’imam Dhahabi (mort en 748 du calendrier hégirien) a dit : « Cette parole du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) montre que chaque peuple a ses jours de fête qui lui sont spécifiques.
Ainsi, si les chrétiens ont un jour de fête qui leur est spécifique, si les juifs ont un jour de fête qui leur est spécifique alors un musulman ne doit pas s’associer à eux dans cela de la même manière qu’il ne s’associe pas à eux dans leurs législations religieuses et dans la direction vers laquelle ils se tournent pour prier ».
(Tachabouh Al Khasis Bi Ahl Al Khamis Fi Rad Al Tachabouh Bil Mouchrikin p 27)
L’imam Ibn Rajab Al Hanbali (mort en 795 du calendrier hégirien) a dit : « Il y a dans ce hadith une preuve de la permission pour les jeunes filles de s’amuser, de chanter les chants des arabes le jour du ‘Id même si cela est entendu par les femmes et les hommes, même s’il y a avec cela du douf ».
عن عائشة رضي الله عنها قال النبي صلى الله عليه و سلم: خُسفتِ الشمسُ في عهد رسولِ الله ِصلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ، فصلى رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ بالناس، فقام فأطال القيامَ، ثم ركع فأطال الركوعَ، ثم قام فأطال القيامَ، وهو دون القيامِ الأولِ، ثم ركع فأطال الركوعَ، وهو دون الركوعِ الأولِ، ثم سجد فأطال السجودَ، ثم فعل في الركعةِ الثانية مثل ما فعل في الأولى، ثم انصرف، وقد انجلتِ الشمسُ، فخطب الناسَ، فحمد اللهَ وأثنى عليه، ثم قال : إنَّ الشمسَ والقمرَ آيتان من آيات اللهِ، لا ينخسفان لموتِ أحدٍ ولا لحياته، فإذا رأيتُم ذلك فادعُوا اللهَ، وكبروا وصلوا وتصدَّقوا . ثم قال : يا أمةَ محمدٍ، واللهِ ما من أحدٍ أغيرُ من اللهِ أن يزني عبدُه أو تزني أمتُه يا أمةَ محمدٍ والله لو تعلمون ما أعلم لضحكتُم قليلًا ولبكيتُم كثيرًا .
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٠٤٤)
D’après Aicha (qu’Allah l’agrée):« De son vivant, à l’occasion d’une éclipse de soleil, le Messager d’Allah (ﷺ) présida les fidèles en prière. Il mit un long temps en station debout, fit un rukû et y resta longtemps, se releva et resta longtemps ainsi mais pendant une durée inférieure à celle de la première station debout, refit un rukû’ et y resta longtemps mais moins que le premier rukû’, puis fit un sujûd et y resta longtemps. il fit la même chose avec la deuxième rak’a. « A la fin de la prière, le soleil était déjà réapparu. il fit ensuite aux présents un sermon où il remercia et loue Allah puis dit: « Certes le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d’Allah. Il n’y a pas d’éclipse de soleil ou de lune pour la mort de quelqu’un ou pour sa naissance. Si vous voyez cela alors invoquez Allah, faites le tekbir (1), priez (2) et faites l’aumône. Ô la communauté de Muhammad ! Je jure par Allah, personne n’est plus jaloux que Allah lorsque son serviteur ou sa servante pratiquent la fornication. Ô la communauté de Muhammad ! Si vous saviez ce que je sais vous rigoleriez peu et pleureriez beaucoup. ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1044)
Comprendre ce hadith2 points d’explication · lecture 1 min
1
C’est à dire répétez Allahou Akbar.
2
Il y a une prière spéciale à faire lors des éclipses. Les règles et les explications concernant cette prière sont mentionnées dans les ouvrages de jurisprudence.
D’après Aicha (qu’Allah l’agrée):« Le soleil s’éclipsa du vivant du Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم. Il se rendit à la mosquée, mis les fidèles en rang derrière Lui et prononça le tekbir.
Après quoi, il fit une longue récitation, prononça le tekbir, fit une longue inclinaison puis dit : « Sami3aLLAHOU limen hamidah » puis resta debout sans se prosterner.
Il refit une longue récitation mais moins longue que la 1ère, prononça le tekbir, s’inclina longuement mais moins que la 1ère inclinaison, puis dit : « Sami3aLLAHOU limen hamidah, rabbanâ walakal hamd », puis se prosterna.
Il accomplit la 2ème unité de la même manière que la 1ère, jusqu’à accomplir quatre inclinaisons et quatre prosternations.
Le soleil réapparut avant qu’Il ne quittât Sa place »
Il se leva alors, loue Allah de ce dont Il est digne et dit: « Certes le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d’Allah. Il n’y a pas d’éclipse de soleil ou de lune pour la mort de quelqu’un ou pour sa naissance. [Mais] lorsque vous voyez [leur éclipse], hâtez-vous à faire la prière.»
عن عائشة رضي الله عنها ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ صَلَّى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْعِشَاءَ ثُمَّ صَلَّى ثَمَانَ رَكَعَاتٍ وَرَكْعَتَيْنِ جَالِسًا وَرَكْعَتَيْنِ بَيْنَ النِّدَاءَيْنِ، وَلَمْ يَكُنْ يَدَعُهُمَا أَبَدًا.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١١٥٩)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) :
Le Messager d’Allah (ﷺ) faisait la prière « Isha », puis priait huit rakat, ensuite en position assise deux rakat.
il (ﷺ) ne délaissait absolument jamais les deux unités de prière entre les deux appels (*).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1159)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
*
C’est à dire entre l’appel à la prière du fajr et l’iqama.
Il s’agit donc des deux unités de prière surérogatoire qui se font avant la prière obligatoire du matin.
L’imam Boukhari (mort en 256 du calendrier hégirien) a classé ce hadith dans son Sahih dans le chapitre : -La constance dans le fait de prier les deux unités de prière surérogatoire du fajr-.
عن عائشة رضي الله عنها أن رجلا قال للنبي صلى الله عليه وسلم : إن أمي افتلتت نفسها وأظنها لو تكلمت تصدقت فهل لها أجر إن تصدقت عنها ؟
قال النبي صلى الله عليه و سلم : نعم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٣٨٨)
D’après Aicha (qu’Allah l’agrée), un homme a dit au Prophète (ﷺ): Certes ma mère est morte brusquement et je pense que si elle avait parlé elle aurait fait l’aumône. A t-elle une récompense si je fais l’aumône pour elle? Il a répondu:« Oui ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1388
Comprendre ce hadithlecture 1 min
Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1004
عن عائشة رضي الله عنها قال النبي صلى الله عليه و سلم : لا تسبوا الأموات فإنهم قد أفضوا إلى ما قدموا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٣٩٣)
D’après Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit:« N’insultez pas les morts car ils ont certes rejoint ce qu’ils ont avancé (*) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1393)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
*
c’est à dire qu’ils ont trouvé les fruits de leurs actes qu’ils soient bons ou mauvais.
عن عائشة رضي الله عنها أن بعض أزواج النبي صلى الله عليه وسلم قلن للنبي صلى الله عليه وسلم : أينا أسرع بك لحوقا ؟ قال : أطولكن يدا . فأخذوا قصبة يذرعونها فكانت زينب أطولهن يدا ، فعلمنا بعد : أنما كانت طول يدها الصدقة وكانت أسرعنا لحوقا به وكانت تحب الصدقة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٤٢٠ ، فتح الباري ٣/٣٣٥)
D’après Aicha (qu’Allah l’agrée), certaines épouses du Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) lui ont dit: Laquelle d’entre nous va te rejoindre le plus vite?
Le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: Celle qui a la main la plus longue. Alors elle ont pris une branche pour mesurer leurs mains et Zaynab était celle qui avait la main la plus longue. Plus tard nous avons appris que la longueur de sa main était l’aumône et c’est elle qui a rejoint en premier le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) et elle aimait l’aumône.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1420, voir Fath Al Bari 3/335)
عن عائشة رضى الله عنها أن بلالا، كان يؤذن بليل فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم « كلوا واشربوا حتى يؤذن ابن أم مكتوم، فإنه لا يؤذن حتى يطلع الفجر ».
. قال القاسم ولم يكن بين أذانهما إلا أن يرقى ذا وينزل ذا.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۹۱۸، ۱۹۱۹)
D’après Aicha (رضى الله عنها) que Bilal lançait l’appel à la prière en pleine nuit et le Messager d’Allah (ﷺ) disait:« Mangez et buvez jusqu’à ce que Ibn Oum Maktoum lance son appel car, lui, ne lance son appel qu’après l’entrée de l’aube. »
*Al Qasim Ajouta « L’intervalle de temps entre leurs deux appels n’est que celui qui permetait au premier de descendre et au second de monter. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1918, 1919)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
*
Le moment du début du jeûne est le moment du lever de l’aube réelle.
C’est à dire lorsqu’apparait sur toute la largeur de l’horizon un fil blanc.
Allah a dit dans la sourate Al Baqara n°2 verset 187 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Et mangez et buvez jusqu’à ce que vous apparaisse clairement le fil blanc du fil noir de l’aube ».
قال الله تعالى : وكلوا واشربوا حتّى يتبيّن لكم الخيط الأبيض من الخيط الأسود من الفجر
(سورة البقرة ١٨٧)
Autre hadith cité
D’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:« Il y a deux aubes (1) : la première n’interdit pas la nourriture et ne permet pas la prière (2) et la seconde interdit la nourriture et permet la prière (3) ».
(Rapporté par Ibn Khouzeima dans son Sahih n°1927 ainsi que par Al Hakim dans son Moustadrak n°690 qui l’a authentifié et l’imam Dhahabi l’a approuvé)
Comprendre ce hadith3 points d’explication · lecture 1 min
1
Les textes authentiques montrent que la première aube, l’aube menteuse, est une lueur rouge qui monte de manière verticale à l’ouest puis vient la seconde aube, l’aube réelle, qui est le fil blanc qui apparaît sur toute la largeur de l’horizon.
2
C’est à dire que la première aube n’interdit pas la nourriture pour la personne qui veut jeûner et ne permet pas de prier la prière obligatoire du sobh.
3
C’est à dire que la seconde aube qui est l’aube réelle est le moment où la nourriture devient interdite à la personne qui veut jeûner et c’est également où il devient permis de prier la prière obligatoire du sobh.
L’imam Ibn Houbeyra (mort en 560 du calendrier hégirien) a dit : « Les quatre imams sont en consensus sur le fait que le temps qu’il est obligatoire de jeûner est du lever de le deuxième aube jusqu’au coucher du soleil.
Ils sont également en consensus sur le fait que la deuxième aube, qui est celle après laquelle il n’y a pas d’obscurité, est celle qui interdit la nourriture, la boisson et le rapport sexuel ».
(Ijma’ Al A’ima Al Arba’a Wa Ikhtilafouhoum n°665, vol 1 p 286)
عن عائشة رضي الله عنها وَأُمَّ سَلَمَةَ رضي الله عنها أَخْبَرَتَاهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يُدْرِكُهُ الْفَجْرُ وَهُوَ جُنُبٌ مِنْ أَهْلِهِ، ثُمَّ يَغْتَسِلُ وَيَصُومُ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٢٥)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) et Oum Salama (qu’Allah l’agrée), il arrivait que l’aube atteigne le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) alors qu’il était en janaba à cause de sa famille (*) alors il faisait le ghousl et jeûnait.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1925)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1109
*
C’est à dire qu’il avait eu un rapport sexuel avec une de ses épouses et n’avait pas fait le ghousl avant l’aube.
Ce hadith montre donc qu’il est permis pour celui ou celle qui est en janaba ou celle dont les menstrues se sont terminées avant l’aube de retarder le ghousl après l’aube et de jeûner ce jour-là.
عن عائشة رضي الله عنها قالت : كانَ رسولُ اللَّهِ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ يقبِّلُ ويُباشرُ وَهوَ صائِمٌ وَكانَ أملَكَكم لإربِهِ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٢٧)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) embrassait et pratiquait l’étreinte alors qu’il jeûnait et il était celui d’entre-vous qui maîtrisait le mieux ses envies.
عن عائشة رضي الله عنها قالتْ : كان رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم يصومُ حتى نقولَ لا يُفطِرُ، ويُفطِرُ حتى نقولَ لا يصومُ، فما رأيتُ رسولَ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم استَكمَلَ صيامَ شهرٍ إلا رمضانَ، وما رأيتُه أكثرَ صيامًا منه في شعبانَ .منه صياما في شعبان
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٦٩)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) jeûnait au point où nous disions: « Il ne rompt plus son jeûne »; et il rompait son jeûne au point où nous disions: « Il ne jeûne plus ». Je n’ai pas vu le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) jeûner un mois complet à l’exception du ramadan et je ne l’ai pas vu jeûner un mois autant que cha’ban.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1969)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1156
عائشة رضى الله عنها حدثته قالت، لم يكن النبي صلى الله عليه وسلم يصوم شهرا أكثر من شعبان، فإنه كان يصوم شعبان كله، وكان يقول « خذوا من العمل ما تطيقون، فإن الله لا يمل حتى تملوا، وأحب الصلاة إلى النبي صلى الله عليه وسلم ما دووم عليه، وإن قلت » وكان إذا صلى صلاة داوم عليها.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۹۷۰)
D’après Aicha (qu’Allah l’agrée):« Le Prophète (ﷺ) ne jeûnait pas un mois autant que cha’ban et il disait « ne prenez de tâches que dans la mesure de vos capacités car Allah ne se lasse (de donner des récompenses) que lorsque vous vous lassez (d’accomplir des actes religieux)» , La prière la plus aimée du Prophète (ﷺ) était celui qui a été fait régulièrement (tout au long de la vie) même si elle était petite, lorsque il faisait une prière il faisait continuellement et régulièrement».
عن عائشة رضي الله عنها قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : تحروا ليلة القدر في الوتر ، من العشر الأواخر من رمضان
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠١٧ و مسلم في صحيحه رقم ١١٦٩)
D’après Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit:« Cherchez la nuit du destin dans les nuits impaires des dix derniers jours de Ramadan ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2017
Comprendre ce hadithlecture 1 min
Et également rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1169)
عن عائشة رضي الله عنها قالت : كان النبي صلى الله عليه و سلم دخلَ العشرُ شدَّ مئزرَهُ و أحيا ليلَهُ و أيقظَ أهلَهُ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠٢٤)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée), lorsque rentraient les 10 jours (1), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) serrait son izar (2), il veillait la nuit (3) et réveillait sa famille (4).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2024)
Comprendre ce hadith4 points d’explication · lecture 1 min
Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1174
1
C’est à dire les 10 derniers jours de Ramadan.
2
C’est à dire qu’il s’écartait de ses épouses et n’avait pas de rapports sexuels avec elles.
3
C’est à dire dans l’adoration, la lecture, le rappel….
4
C’est à dire afin que eux aussi adorent Allah, prient….
عَنْ عَائِشَةَ ـ وعنها رضي الله عنها، زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَعْتَكِفُ الْعَشْرَ الأَوَاخِرَ مِنْ رَمَضَانَ حَتَّى تَوَفَّاهُ اللَّهُ، ثُمَّ اعْتَكَفَ أَزْوَاجُهُ مِنْ بَعْدِهِ.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۰۲۶)
Selon ‘Aïcha (Qu’Allah soit satisfait d’elle), le Prophète (ﷺ) observait la Retraite spirituelle (I’tikaf) durant les dix derniers jours du mois de Ramadan et ce, jusqu’à sa mort. Par la suite ses femmes continuèrent à observer la même pratique.
عن عائشة رضي الله عنها قالت : كان النبي صلى الله عليه وسلم يصغي إلي رأسه وهو مجاور في المسجد فأرجله وأنا حائض
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠٢٨)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) sortait sa tête vers moi alors qu’il faisait le i’tikaf dans la mosquée et je le coiffais (*) alors que j’avais mes menstrues.
عن عائشة رضي الله عنها قالت : كان رسول الله صلى الله عليه وسلم ليدخل علي رأسه وهو في المسجد فأرجله وكان لا يدخل البيت إلا لحاجة إذا كان معتكفا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠٢٩)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) rentrait sa tête vers moi alors qu’il était dans la mosquée et je le coiffais (*) et il ne rentrait dans la maison que pour un besoin lorsqu’il faisait le i’tikaf.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2029)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
*
La maison du Prophète était collée à la mosquée.
La définition du i’tikaf :
C’est à dire que la personne qui fait le i’tikaf reste dans la mosquée jour et nuit pour y pratiquer des adorations à Allah (rappel, lecture du Coran, étude de la science religieuse…) et ne sort qu’en cas de besoin indispensable (faire ses besoins, se laver, faire les ablutions, sortir pour manger si elle ne peut pas le faire dans la mosquée…).
L’interdiction des relations charnelles durant le i’itkaf
Ainsi, lorsque la personne qui fait le i’tikaf sort et va dans sa maison pour une chose dont il ne peut se passer comme faire ses besoins ou manger, il ne lui est pas permis d’embrasser sa femme, de la serrer contre lui…
(‘Omdatou Tefsir Ibn Kathir p 230)
Autre hadith cité
D’après Sa’id, Qatada (mort en 127 du calendrier hégirien) a dit à propos du verset -Et n’ayez pas de rapports avec elles pendant que vous êtes en retraite spirituelle dans les mosquées- :« Au départ, un homme qui sortait de la mosquée alors qu’il faisait le i’tikaf et rencontrait sa femme avait des relations sexuelles avec elle s’il le souhaitait.
Puis Allah leur a interdit cela et les a informé que cela ne convenait pas tant que la personne n’a pas terminé son i’tikaf ».
(Rapporté par Ibn Jarir Tabari dans son Tefsir n°3037 et sa chaîne de transmission est authentique)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
a. L’interdiction des relations sexuelles pendant le i’tikaf
Le rapport sexuel est interdit pendant le i’tikaf par consensus des savants.
(Al Ijma’ de l’imam Ibn Al Mundhir n°158 p 60)
De plus, les savants sont également en consensus sur le fait que le rapport sexuel annule le i’tikaf.
(Tefsir Al Qortobi vol 3 p 214)
Autre hadith cité
D’après Moujahid, ‘Abdallah ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit :« Si la personne qui fait le i’tikaf a un rapport sexuel alors son i’tikaf est annulé et il doit le recommencer (*) ».
(Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Mousannaf n°9939 et authentifié par Cheikh Albani dans Qiyam Ramadan p 41)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
Par contre, si la personne a un rapport sexuel durant le i’tikaf, la majorité des savants sont d’avis qu’elle n’aura aucune expiation à faire et qu’elle devra simplement se repentir d’avoir commis ce péché.
(Voir Mousannaf Ibn Abi Chayba avec la correction de Cheikh Chathri vol 6 p 100 note n°5)
b. L’interdiction d’embrasser, de caresser, de toucher avec envie pendant le i’tikaf
Les savants sont en consensus sur le fait que la personne qui fait le i’tikaf ne doit pas embrasser ou caresser son épouse.
(Al Tamhid de l’imam Ibn ‘Abdel Bar vol 8 p 331)
Autre hadith cité
D’après Ibn Wahb, Jabir Ibn Zayd (mort en 103 du calendrier hégirien) a dit à propos du verset -Et n’ayez pas de rapports avec elles pendant que vous êtes en retraite spirituelle dans les mosquées- :« Les rapports dont il est question sont les rapports sexuels et autres que les rapports sexuels. Tout ceci lui est interdit ».
Et il a dit : « Le rapports autre que le rapport sexuel est le fait que la peau touche la peau ».
(Rapporté par Ibn Jarir Tabari dans son Tefsir n°3045 et sa chaîne de transmission est authentique)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
*
C’est à dire que si la personne s’était imposé de faire le i’tikaf en faisant un voeux pieux (nadhr) a un rapport sexuel durant le i’tikaf, elle devra alors recommencer le i’tikaf depuis le début.
Autre hadith cité
D’après Ibn Wahb, Malik Ibn Anas (mort en 179 du calendrier hégirien) a dit :« La personne qui fait le i’tikaf ne touche pas sa femme ni n’a de rapports avec elle.
Il ne doit pas se procurer du plaisir avec elle que ce soit en l’embrassant ou d’une autre manière ».
(Rapporté par Ibn Jarir Tabari dans son Tefsir n°3044 et sa chaîne de transmission est authentique)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
Par contre, le fait de toucher son épouse sans envie ou excitation est permis à la personne qui fait le i’tikaf.
voir Hadith Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2028
عن عائشة رضي الله عنها أن رسول الله صلى الله عليه وسلم كان يدعو في الصلاة ويقول : اللهم إني أعوذ بك من المأثم والمغرم
فقال له قائل : ما أكثر ما تستعيذ يا رسول الله من المغرم
قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إن الرجل إذا غرم حدث فكذب ووعد فأخلف
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٣٩٧)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) invoquait dans sa prière en disant : -Ô Allah ! Je demande protection auprès de Toi contre les péchés et contre la dette-.
Quelqu’un lui a dit : Ô Messager d’Allah ! Tu demandes souvent protection contre la dette !
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Certes lorsqu’un homme est endetté il parle et ment et il promet mais ne tient pas ses promesses ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2397)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
*
En phonétique : Allahoumma Inni A’oudhou Bika Minal Ma’tham Wal Maghnam
En arabe : اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنَ المَأْثَمِ وَالمَغْرَمِ
عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ نِسَاءَ، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كُنَّ حِزْبَيْنِ فَحِزْبٌ فِيهِ عَائِشَةُ وَحَفْصَةُ وَصَفِيَّةُ وَسَوْدَةُ، وَالْحِزْبُ الآخَرُ أُمُّ سَلَمَةَ وَسَائِرُ نِسَاءِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَكَانَ الْمُسْلِمُونَ قَدْ عَلِمُوا حُبَّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَائِشَةَ، فَإِذَا كَانَتْ عِنْدَ أَحَدِهِمْ هَدِيَّةٌ يُرِيدُ أَنْ يُهْدِيَهَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَخَّرَهَا، حَتَّى إِذَا كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَيْتِ عَائِشَةَ بَعَثَ صَاحِبُ الْهَدِيَّةِ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَيْتِ عَائِشَةَ، فَكَلَّمَ حِزْبُ أُمِّ سَلَمَةَ، فَقُلْنَ لَهَا كَلِّمِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُكَلِّمُ النَّاسَ، فَيَقُولُ مَنْ أَرَادَ أَنْ يُهْدِيَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هَدِيَّةً فَلْيُهْدِهِ إِلَيْهِ حَيْثُ كَانَ مِنْ بُيُوتِ نِسَائِهِ، فَكَلَّمَتْهُ أُمُّ سَلَمَةَ بِمَا قُلْنَ، فَلَمْ يَقُلْ لَهَا شَيْئًا، فَسَأَلْنَهَا. فَقَالَتْ مَا قَالَ لِي شَيْئًا. فَقُلْنَ لَهَا فَكَلِّمِيهِ. قَالَتْ فَكَلَّمَتْهُ حِينَ دَارَ إِلَيْهَا أَيْضًا، فَلَمْ يَقُلْ لَهَا شَيْئًا، فَسَأَلْنَهَا. فَقَالَتْ مَا قَالَ لِي شَيْئًا. فَقُلْنَ لَهَا كَلِّمِيهِ حَتَّى يُكَلِّمَكِ. فَدَارَ إِلَيْهَا فَكَلَّمَتْهُ. فَقَالَ لَهَا » لاَ تُؤْذِينِي فِي عَائِشَةَ، فَإِنَّ الْوَحْىَ لَمْ يَأْتِنِي، وَأَنَا فِي ثَوْبِ امْرَأَةٍ إِلاَّ عَائِشَةَ ». قَالَتْ فَقَالَتْ أَتُوبُ إِلَى اللَّهِ مِنْ أَذَاكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ. ثُمَّ إِنَّهُنَّ دَعَوْنَ فَاطِمَةَ بِنْتَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَرْسَلْنَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تَقُولُ إِنَّ نِسَاءَكَ يَنْشُدْنَكَ اللَّهَ الْعَدْلَ فِي بِنْتِ أَبِي بَكْرٍ. فَكَلَّمَتْهُ. فَقَالَ » يَا بُنَيَّةُ، أَلاَ تُحِبِّينَ مَا أُحِبُّ ». قَالَتْ بَلَى. فَرَجَعَتْ إِلَيْهِنَّ، فَأَخْبَرَتْهُنَّ. فَقُلْنَ ارْجِعِي إِلَيْهِ. فَأَبَتْ أَنْ تَرْجِعَ، فَأَرْسَلْنَ زَيْنَبَ بِنْتَ جَحْشٍ، فَأَتَتْهُ فَأَغْلَظَتْ، وَقَالَتْ إِنَّ نِسَاءَكَ يَنْشُدْنَكَ اللَّهَ الْعَدْلَ فِي بِنْتِ ابْنِ أَبِي قُحَافَةَ. فَرَفَعَتْ صَوْتَهَا، حَتَّى تَنَاوَلَتْ عَائِشَةَ. وَهْىَ قَاعِدَةٌ، فَسَبَّتْهَا حَتَّى إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَيَنْظُرُ إِلَى عَائِشَةَ هَلْ تَكَلَّمُ قَالَ فَتَكَلَّمَتْ عَائِشَةُ تَرُدُّ عَلَى زَيْنَبَ، حَتَّى أَسْكَتَتْهَا. قَالَتْ فَنَظَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِلَى عَائِشَةَ، وَقَالَ » إِنَّهَا بِنْتُ أَبِي بَكْرٍ ». قَالَ الْبُخَارِيُّ الْكَلاَمُ الأَخِيرُ قِصَّةُ فَاطِمَةَ يُذْكَرُ عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ رَجُلٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ. وَقَالَ أَبُو مَرْوَانَ عَنْ هِشَامٍ عَنْ عُرْوَةَ كَانَ النَّاسُ يَتَحَرَّوْنَ بِهَدَايَاهُمْ يَوْمَ عَائِشَةَ. وَعَنْ هِشَامٍ عَنْ رَجُلٍ مِنْ قُرَيْشٍ، وَرَجُلٍ مِنَ الْمَوَالِي، عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَارِثِ بْنِ هِشَامٍ قَالَتْ عَائِشَةُ كُنْتُ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَاسْتَأْذَنَتْ فَاطِمَةُ.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۵۸۱)
D’après `Aisha (رضى الله عنها)
Les épouses du Messager d’Allah (ﷺ) formaient deux groupes: Un groupe où il y avait ‘Aisha, Hafsa, Safiyya et Sauda et un autre formé par Umm Salama et le reste des épouses du Messager d’Allah (ﷺ).
D’autre part, les Musulmans connaissaient l’amour que le Messager d’Allah (ﷺ) réservait à ‘Âisha.
D’ailleurs c’est pour cela que I’un d’eux attendait le jour de ‘Aïcha (c’est-à-dire il retardait) pour venir offrir son cadeau au Prophète (ﷺ).
Le groupe d’Umm Salama (رضى الله عنها) parla alors à celle-ci et lui dit:
« Adresse-toi au Messager d’Allah (ﷺ) afin
qu’il dise aux gens ceci:
Que celui qui veut offrir un cadeau au Messager d’Allah (ﷺ), qu’il le lui offre dans l’appartement de celle de ses épouses où il se trouvera. »
Effectivement, Umm Salama lui fit part (au Messager d’Allah (ﷺ)) de cela mais il ne lui dit rien. Elles l’interrogèrent et elle leur dit:
« il ne m’a rien dit. »
« Parle-lui de nouveau » lui dirent-elles.
Elle lui parla une fois son jour arrivé mais, de nouveau, il ne lui dit rien que ce soit.
Elles l’interrogèrent et elle leur dit:
« il ne m’a rien dit. »
Parle-lui de nouveau jusqu’à ce qu’il te parle.
Une fois son jour arrivé, elle lui parla de nouveau sur le sujet.
Alors il lui dit: « Ne me lèse pas au sujet de ‘Aïcha »
car à part ‘Aïcha, la Révélation ne m’est jamais venue en étant dans le lit d’une femme, (c’est a dire sur aucun des lits de ses épouses, hormis celle d’Aïcha.)
Je me repents devant Allah de ce que je t’ai lésé, dit ‘ Umm Salama.”
« Ensuite, Les épouses (le groupe d’Umm Salama) du Prophète (ﷺ) envoyèrent sa fille Fatima auprès de lui. Elle demanda l’autorisation d’entrer alors qu’il était dans ma couverture. Il l’autorisa à entrer.
Elle dit: «O Messager d’Allah! Tes épouses m’ont déléguée pour réclamer le même traitement que celui que tu réserves à la fille d’Abou Bakr. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui dit:
-«Ô Ma fille! N’aimes-tu pas ce que j’aime?»
-«Si.»
-«Alors, aime celle-ci (Aicha)!»
Après avoir entendu les propos de son père, Fatima retourna auprès des épouses du Prophète (ﷺ) et leur communiqua sa réponse.
Elles lui dirent: « Retourne le voir! » Mais Fâtima refusa.
Elles envoyèrent alors Zaynab bint Jahsh qui alla le voir
et lui parla et a employé des mots durs, disant: « Tes épouses, lui dit-elle, te conjure par Allah d’être équitable au sujet de la fille d’Ibn Abu Quhâfa. » Elle éleva sa voix et employé des mots durs sur ‘Aisha qui était alors assise. Le Messager d’Allah (ﷺ) regardait si ‘Aicha allait répondre ou non. Effectivement celle-ci se mit à parler et à répliquer à Zaynab jusqu’a ce qu ‘ elle l’eût poussée à se taire. Le Prophète (ﷺ) regarda alors ‘Âicha et dit:
« C’est la fille d ‘Abu Bakr! »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°2581)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
An-Nawawi dit:« La référence porte sur sa bonne compréhension des choses et ses vues justes.» Extrait de charh an-Nawawi sur Mouslim (15/207). Elle ne riposta contre sa sœur (coépouse) qu’après avoir su que cela ne susciterait pas la colère du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui). Du moment que ce fut Zaynab (P.A.a) qui attaqua la première, la permission donnée à Aicha par le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) pour riposter était conforme au traitement équitable des épouses. Si le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) lui privait du droit de riposter , le contradicteur ignorant dirait que ce n’est pas équitable. Pourquoi ne pas lui permettre de riposter?
An-Nawawi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit:« Le hadith indique qu’elle (Aicha) se fit justice Puisqu’on ne le lui a pas interdit.» Extrait de charh an-Nawawi sur Mouslim (15/207).
عن عائشة رضي الله عنها قالت : قلتُ : يا رسولَ اللهِ ! إنّ لي جارَينِ فإلى أيِّهما أُهدي ؟
قال رسول الله صلّى الله عليه سلّم : إلى أقربِهما منكِ بابًا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٥٩٥)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : J’ai dit : Ô Messager d’Allah ! J’ai deux voisins, au quel des deux dois-je faire un cadeau ? (*)
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:« À celui d’entre eux dont la porte est la plus proche de toi ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2595)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
1
C’est à dire : si je veux faire un cadeau à un des voisins, au quel des deux dois-je faire ce cadeau ?
L’imam Boukhari (mort en 256 du calendrier hégirien) a classé ce hadith dans son Sahih dans le chapitre : -Par qui faut-il commencer lorsque l’on fait un cadeau ?-.
عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَدِرْعُهُ مَرْهُونَةٌ عِنْدَ يَهُودِيٍّ بِثَلاَثِينَ صَاعًا مِنْ شَعِيرٍ.
وَقَالَ يَعْلَى حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ دِرْعٌ مِنْ حَدِيدٍ.
وَقَالَ مُعَلًّى حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ وَقَالَ رَهَنَهُ دِرْعًا مِنْ حَدِيدٍ.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۹۱۶)
D’après `Aisha (رضى الله عنها)« Le Messager d’Allah (ﷺ) mourut alors que sa cuirasse était en gage chez un Juif pour trente sâ ‘ d’orge.»
Ya ‘ lâ dit: Al’ A’ mach nous a rapporté: « C’était une cotte de mailles de fer. »
Mu ‘allâ dit: ‘Abd-al-Wâhid nous a rapporté directement d ‘Al’ A ‘mach: « Il avait mis en gage, chez [le Juif], une cuirasse en fer.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2916)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
*
Ainsi l’achat et la vente sont permis avec les gens du Livre.
عن عائشة رضي الله عنها أنها قالت للنبي صلى الله عليه وسلم : هل أتى عليك يوم أشد من يوم أحد ؟
قال النبي صلى الله عليه وسلم : لقد لقيت من قومك ما لقيت وكان أشد ما لقيت منهم يوم العقبة إذ عرضت نفسي على ابن عبد ياليل بن عبد كلال فلم يجبني إلى ما أردت
فانطلقت وأنا مهموم على وجهي فلم أستفق إلا وأنا بقرن الثعالب فرفعت رأسي فإذا أنا بسحابة قد أظلتني
فنظرت فإذا فيها جبريل فناداني فقال : إن الله قد سمع قول قومك لك وما ردوا عليك وقد بعث الله إليك ملك الجبال لتأمره بما شئت فيهم
فناداني ملك الجبال فسلم علي ثم قال : يا محمد ! إن الله قد سمع قول قومك لك وأنا ملك الجبال وقد بعثني ربك إليك لتأمرني بأمرك فما شئت ؟ إن شئت أن أطبق عليهم الأخشبين
فقال النبي صلى الله عليه وسلم : بل أرجو أن يخرج الله من أصلابهم من يعبد الله وحده لا يشرك به شيئا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٢٣١)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : J’ai dit au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui): Ô Messager d’Allah! Y a t-il eu une journée plus difficile pour toi que le jour de Ouhoud ? (1)
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « J’ai certes rencontré de la part de ton peuple (2) ce que j’ai rencontré et la chose la plus dure que j’ai rencontré avec eux était le jour de la ‘Aqaba (3) lorsque je me suis présenté à Ibn ‘Abd Al Yalil Ibn ‘Abd Al Koulal et il ne m’a pas répondu pour ce que je souhaitais. (4)
Alors je suis reparti attristé et je n’ai pensé qu’à cela jusqu’à ce que je sois à Qarn Al Tha’alib. (5)
J’ai levé ma tête et il y a avait un nuage qui m’avait fait de l’ombre. J’ai regardé et il y avait Djibril (6) qui m’a appelé.
Il a dit: Certes Allah a entendu ce que ton peuple t’a dit et ce qu’ils t’ont répondu. Certes Allah t’a envoyé l’ange des montagnes afin que tu lui ordonnes ce que tu veux les concernant.
L’ange des montagnes m’a appelé. Il m’a passé le salam puis a dit: Ô Muhammed! Certes Allah a entendu ce que ton peuple t’a dit.
Je suis l’ange des montagnes et certes Allah m’a envoyé auprès de toi afin que tu me donnes ton ordre. Que veux-tu? Si tu veux je renverse sur eux les deux montagnes. (7)
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « J’espère plutôt qu’Allah va faire sortir dans leurs progénitures des gens qui vont adorer Allah seul sans rien Lui associer ». (8)
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3231)
Comprendre ce hadith8 points d’explication · lecture 2 min
1
Ouhoud est le nom d’une montagne proche de Médine et auprès de laquelle il y a eu une grande bataille entre les musulmans et les associateurs durant la troisième année après l’émigration du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) de La Mecque vers Médine.
Les musulmans ont subit de lourdes pertes ce jour-là et le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a été blessé.
2
C’est-à-dire les gens de la tribu de Qouraych.
3
La ‘Aqaba est la stèle que les pèlerins lapident durant le pèlerinage et qui se trouve à Mina.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) allait voir les tribus arabes et leurs chefs afin de leur présenter l’Islam lorsqu’ils se trouvaient à Mina.
Il est donc allé voir le chef de cette tribu qui venait de la ville de Ta’if.
4
C’est-à-dire qu’ils ont tous démenti le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui), ont refusé l’Islam et ont voulu continuer à pratiquer l’association à Allah.
Ils l’ont insulté et se sont moqués de lui et les faibles d’esprit de La Mecque lui ont jeté des pierres.
(Charh Sahih Mouslim de Cheikh Al Etiopi vol 31 p 337)
5
C’est le nom d’un endroit éloigné de La Mecque.
Le sens est que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) est parti tellement attristé et préoccupé qu’il a marché jusqu’à cet endroit éloigné sans s’en rendre compte.
(Charh Sahih Al Boukhari de Cheikh Rajihi vol 6 p 615)
6
C’est l’ange qui transmettait la révélation au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
7
C’est-à-dire : – Je les fais tous périr en les écrasant entre ces deux montagnes – .
8
C’est-à-dire que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) n’a pas voulu qu’ils soient châtiés en espérant que, dans leur descendance, il y ait des gens qui entrent dans l’Islam.
Ceci nous montre la grande patience du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) face aux épreuves que lui ont fait vivre les associateurs.
Et cela nous montre également le fait que l’objectif de l’Islam n’est pas de tuer les gens qui ne sont pas musulmans mais plutôt que, dans leur propre intérêt, ils deviennent musulmans.
D’après ‘A’icha (رضي الله عنها) avait dit:« Le Prophète (ﷺ) fut ensorcelé au point où il croyait avoir fait ce qu’il n’avait point fait (1) .»
et ce jusqu’au jour où il prie, puis prie encore [Allah]. Après quoi, il me dit: « Sais-tu que Allah vient d’exaucer [mes prières] en me montrant en quoi réside ma guérison?
Deux hommes (2) sont venus vers moi; l’un s’est assis à ma tête, et l’autre à mes pieds.
Et l’un de dire: Quel est le mal de [cet] homme? Il est ensorcelé. Qui l’a ensorceler? Labîd ben al-A’sam (3).
Avec quoi? Avec un peigne, quelques cheveux et des spaths de palmier mâle.
Où sont-ils. Dans le puits de Dharwân. Sur ce, le Prophète (ﷺ) se dirigea vers l’endroit; puis, à son retour, il dit à ‘A’icha: « Ses palmiers paraissent être des têtes de chayâtîn.
N’as-tu pas retiré [le contenu des spathes]? lui demandai-je. Non; Allah m’a guéri et je crains que cela ne cause quelque mal aux gens. Enfin, on comble le puits.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3268)
Comprendre ce hadith2 points d’explication · lecture 1 min
1) Plusieurs sens sont donnés à cette expression. De toute façon, la sorcellerie dont il est question n’affecte en rien ses facultés mentales; plusieurs textes confirment qu’il était conscient de ce qu’il lui arrivait; « au point où il désavouait sa vue », affirme l’un de ces textes. D’ailleurs, à la fin de ce hadîth on trouve ce passage: « Allah m’a guéri », ce qui prouve, explique ibn al-Qassâr, qu’il s‘agissait d’une maladie physique. De plus, ce sens est étayé par les traditions rapportées par al-Bayhaqy, dans ad-Dalâ’il (Le Prophète marchait et ne savait pas [la cause] de sa souffrance) et par ibn Sa‘d, dans at-Tabaqât (Le Prophète tomba malade et s’abstint des femmes, du manger et du boire. Deux anges descendirent alors…).
2
Il s‘agit en réalité de deux anges sous une forme humaine.
عائشة أم المؤمنين ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ فُرِضَتِ الصَّلاَةُ رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ هَاجَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَفُرِضَتْ أَرْبَعًا، وَتُرِكَتْ صَلاَةُ السَّفَرِ عَلَى الأُولَى
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۹۳۵)
D’après ‘Aîcha – رضي اللّه تعالى عنها – qu’elle a dit :« Au départ la prière avait été rendu obligatoire 2 rak’at, Puis il (ﷺ) a fait l’hégire (à Medine), alors la prière a été rendu obligatoire 4 rak’at, et la prière du voyage est restée inchangée (c’est à dire de 2 rak’at) ».
عن عائشة رضي الله عنها قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : مثل الذي يقرأ القرآن ، وهو حافظ له ، مع السفرة الكرام البررة ، ومثل الذي يقرأ القرآن، وهو يتعاهده ، وهو عليه شديد ، فله أجران
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٤٩٣٧)
D’après Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit:« L’exemple de celui qui récite le Coran en l’ayant mémorisé (1) est avec les anges nobles et pieux (2).
Et celui qui récite le Coran avec assiduité alors que cela est difficile pour lui obtient deux récompenses (3) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°4937)
Comprendre ce hadith3 points d’explication · lecture 2 min
Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°798 et Abou Daoud dans ses Sounan n°1454
1
On comprend de certaines versions du hadith que la personne visée est celle qui a une belle récitation du Coran, qui n’hésite pas et ne s’arrête pas en récitant car sa mémorisation est bonne.
(Charh Sahih Mouslim de l’imam Nawawi, hadith n°798)
2
Le sens de cela est que les anges sont les intermédiaires entre Allah et ses créatures pour la transmission du Coran.
Ainsi, la personne qui récite et connait le Coran est avec les anges dans le sens où, comme les anges, il transmet le Coran aux personnes qui ne le connaissent pas.
Nous pouvons donc tirer de cela qu’il faut que la personne qui connait le Coran fasse des efforts dans le fait d’enseigner le Coran et de le transmettre en faisant cela pour plaire à Allah seul afin que l’image mentionnée par le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) soit réelle.
D’autres savants ont dit que le sens de cette partie du hadith est qu’il sera avec les anges dans l’au-delà.
(Charh Sahih Mouslim de Cheikh Al Etiopi vol 16 p 301/302)
3
C’est à dire qu’il obtient une récompense pour la récitation et une récompense pour l’assiduité malgré la difficulté.
Par contre, il ne faut pas comprendre du hadith que le second est meilleur que le premier.
C’est le premier qui est meilleur que le second car il est au départ passé par l’étape de la difficulté puis à force d’efforts il est arrivé à avoir une bonne mémorisation.
(Charh Sahih Al Boukhari de Cheikh Rajihi vol 8 p 1170)
عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّهَا قَالَتْ جَاءَ عَمِّي مِنَ الرَّضَاعَةِ فَاسْتَأْذَنَ عَلَىَّ فَأَبَيْتُ أَنْ آذَنَ لَهُ حَتَّى أَسْأَلَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلْتُهُ عَنْ ذَلِكَ فَقَالَ » إِنَّهُ عَمُّكِ فَأْذَنِي لَهُ » قَالَتْ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّمَا أَرْضَعَتْنِي الْمَرْأَةُ وَلَمْ يُرْضِعْنِي الرَّجُلُ. قَالَتْ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم » إِنَّهُ عَمُّكِ فَلْيَلِجْ عَلَيْكِ ». قَالَتْ عَائِشَةُ وَذَلِكَ بَعْدَ أَنْ ضُرِبَ عَلَيْنَا الْحِجَابُ. قَالَتْ عَائِشَةُ يَحْرُمُ مِنَ الرَّضَاعَةِ مَا يَحْرُمُ مِنَ الْوِلاَدَةِ.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۵۲۳۹)
D’après ‘Aicha (رضى الله عنها) dit: « A son arrivée, mon oncle paternel par allaitement demanda la permission d’entrer chez moi; mais je refusai de lui permettre d’entrer avant d’interroger le Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet.
En effet, le Messager d’Allah (ﷺ) arriva et je l’interrogeai.
« C’est ton oncle paternel » , m’expliqua t-il, tu peux lui donner la permission d’entrer.
« Ô Messager d’Allah (ﷺ)! » Repris-je, c’est la femme qui m’a allaitée, et non l’homme.
« C’est ton oncle paternel, il peut entrer chez toi. »
« Cela se passait, ajouta ‘Aicha, après la prescription du hijâb. (Le Voile obligatoire)»
‘Aicha (dit ): « L’allaitement interdit ce qu’interdit la parenté. » (*)
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5239)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
*
Ce qui est interdit pour une parenté l’est pour l’allaitement. La Sunna prophétique dit : « L’allaitement interdit ce qu’interdit la parenté. ». Cela veut dire qu’on peut être mahram pour une femme à cause de l’allaitement, comme on l’est à cause de la parenté.
عن عائشة رضي الله عنها قالت : لا والله ما مست يد رسول الله صلى الله عليه وسلم يد امرأة قط غير أنه بايعهن بالكلام
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٢٨٨)
Aicha (qu’Allah l’agrée) a dit: Non, je jure par Allah, le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) n’a jamais touché la main d’une seule femme, elles lui faisaient serment d’allégeance par la parole.
(Rapporté par l’imam Boukhari dans son Sahih n°5288)
عن عائشة رضي الله عنها قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : الحُمَّى مِن فَيحِ جَهنَّمَ فأبرِدوها بالماءِ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٧٢٥)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:« La fièvre fait partie de l’émanation de la géhenne (*), ainsi refroidissez là avec de l’eau ».
عن عائشة رضي الله عنها قال النبي صلى الله عليه و سلم : الطاعون عذاب يبعثه الله على من يشاء فجعله الله رحمة للمؤمنين فليس من عبد يقع الطاعون فيمكث في بلده صابرا يعلم أنه لن يصيبه إلا ما كتب الله له إلا كان له مثل أجر الشهيد
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٧٣٤)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:« Le ta’oun est un châtiment qu’Allah envoie sur qui Il veut et qu’Il a mis comme une miséricorde pour les croyants.
Lorsque le ta’oun est présent et que le serviteur reste dans sa ville en patientant et en sachant qu’il ne sera touché que par ce qu’Allah lui a écrit il obtient alors l’équivalent de la récompense du martyr ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5734)
Comprendre ce hadithlecture 2 min
La définition du Ta’oun / الطاعون
L’imam Abou Al Walid Al Baji Al Maliki (mort en 494 du calendrier hégirien) a dit : « Le ta’oun désigne une maladie qui touche beaucoup de gens dans un endroit donné et pas forcément dans d’autres endroits contrairement aux maladies dont souffrent les gens habituellement.
Et lors du ta’oun, les gens souffrent d’une seule et même maladie alors qu’habituellement les maladies dont souffrent les gens sont des maladies différentes ».
(Al Mountaqa Charh Al Mouwata vol 9 p 261)
Cheikh ‘Otheimine a dit : « Le ta’oun est un terme qui désigne toutes les épidémies générales qui se propagent rapidement comme le choléra ou autre. Cet avis est plus probable ».
(Charh Riyad Salihin vol 6 p 569)
Le Cheikh ‘Abdel ‘Aziz Ibn Baz a été questionné : Pouvons-nous faire une analogie entre le ta’oun et les autres maladies comme par exemple le choléra ?
Il a dit : « Si une maladie est présente dans un endroit et que les gens sont touchés par cette maladie alors cette maladie est comme le ta’oun ».
(At Ta’liq ‘Ala Riyad As Salihi, cours n°561)
Les savants contemporains ont dit que le coronavirus actuel rentre dans la définition du ta’oun et ainsi il prend les règles énoncées dans les textes à propos du ta’oun.
عن عائشة رضي الله عنها : أمر رسول الله صلى الله عليه وسلم أن يسترقى من العين
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٧٣٨)
D’après Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a ordonné de faire la rouqiya contre le ayn (le mauvais oeil).
(Rapporté par l’imam Boukhari dans son Sahih n°5738)
عن عائشة رضي الله عنها أن جارية من الأنصار تزوجت وأنها مرضت فتمعط شعرها فأرادوا أن يصلوها فسألوا النبي صلى الله عليه وسلم فقال : لعن الله الواصلة والمستوصلة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٩٣٤)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée), une jeune femme parmi les ansars s’est mariée, alors elle est tombée malade et ses cheveux sont tombés. Ils ont alors voulu lui rajouter des cheveux et ont interrogé le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) sur cela. Il a dit : « Allah maudit celle qui rajoute des cheveux et celle pour qui on les rajoute ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5934)
Comprendre ce hadithlecture 1 min
Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°2122